dimanche 21 janvier 2018

Nous sommes quatre Conséquences dans la Dynamique des interrelations


Nous sommes quatre
Conséquences dans la
 Dynamique des interrelations

La découverte des objectifs de relation [1]- production, échange d’être/amitié, protection du plus faible, quête de son maximum d’intérêt - ouvre un champ nouveau dans la compréhension des interrelations humaines. Les quatre objectifs possibles pour entrer en relation constituent une organisation identitaire selon quatre facettes de la personnalité. Chacune est animée par une des quatre formes de règles d’action déterminant chaque objectif (règle de partage des informations, règle de la prise en compte de l’interlocuteur). Ces différentes facettes identitaires - production, échange d’être/amitié, protection du plus faible, quête du maximum d’intérêt - utilisent le même potentiel d’action et le même système de connaissances. Le potentiel a été construit comme une structure identitaire unique, toujours prête à agir, en fonction de sa puissance acquise, sous la dépendance des règles d’action propres à chacun des quatre objectifs de relation et sous la dépendance du système de connaissances et de raisonnement.
Plus les connaissances, la puissance du raisonnement et la force du potentiel seront grandes, plus l’efficience des actions sera solide et juste, puisque toutes les actions respecteront les exigences imposées par la loi de situation[2] dans laquelle les relations se nouent. Cette loi, spécifique à chaque situation, est perçue de façon plus ou moins précisément, par les différents interlocuteurs au moment du temps opérationnel, grâce à l’identification des éléments pris en compte par le potentiel d’action. Cette loi est analysée dans l’immédiateté du temps de l’action à l’aulne des principes stratégiques élaborés lors de la préparation en amont de la rencontre par le raisonnement et le système de valeurs.
Il en résulte que la différence de l’efficience relationnelle des acteurs se fait au niveau opérationnel du traitement des événements[3].
En conséquence  
Quand une personne rencontre un (ou plusieurs) interlocuteur
ce sont les quatre facettes de sa personne  
qui rencontrent les quatre facettes de l’interlocuteur.
Ces facettes sont organisées selon une configuration particulière pour un temps donné :
celui de l’action envisagée et préparée
Si le temps de la rencontre est à visée de production, alors la configuration identitaire impose de mettre en avant l’objectif de relation de production avec toute son efficience combinant les compétences du potentiel d’action et  les connaissances de production.
Il convient que tous les acteurs positionnent en retrait les trois autres facettes afin d’éviter des réactions intempestives d’une d’entre elles qui serait accrochée, égratignée, déstabilisée par des éléments survenant au cours de la rencontre et qui désagrégerait ses règles de fonctionnement.
La production nécessite le partage de toutes les informations, dans un groupe si l’un des participants possède une information qu’il ne veut pas délivrer, il n’a pas mis en retrait sa position de quête de Maximum d’intérêt, il risque de se trouver en désaccord avec le groupe si l’information qu’il possède est nécessaire à la réalisation de l’activité.
La stabilité de cette organisation est à adapter selon le déroulement des événements.  
Lors des échanges, il peut arriver qu’un des interlocuteurs ne puisse plus répondre à l’exigence de l’objectif de relation dans lequel il s’était engagé, alors il convient de modifier le cours des évènements et changer d’objectif de relation en fonction des éléments prioritaires de la situation.
Une réunion peut s’engager dans un climat de coopération. Il survient à un moment donné que le développement des informations présentées agresse un des participants. Ce dernier en arrive à se mettre en colère et parfois insulter un ou plusieurs de ses collaborateurs. Il convient alors que chacun se mettent en recherche de maximum d’intérêt, en se protégeant ; par exemple en arrêtant le cours de la réunion et en demandant une pause.
 
Lorsque l’organisation des facettes identitaires est structurellement instable, autrement dit lorsqu’elle dépend, chez certains, de la stabilité de leur identité propre, la gestion des relations nécessite une grande adaptabilité car elle révèle une altération psychique qu’il s’agit de contrôler dans le groupe.

Complexité
Dans les conditions spontanées de relation interpersonnelle ou en groupe
Il est facile alors de concevoir les raisons pour lesquelles la dynamique des relations apparait souvent complexe.
En effet
Il s’agit de gérer l’ensemble des interrelations directes et indirectes que les 8 facettes identitaires des interlocuteurs entretiennent entre elles
et cela quand ils sont que deux, alors à plusieurs !!!!..
ce qui fait au minimum  16 interactions possibles,
au minimum en effet
car au sein de chaque interlocuteurs les facettes identitaires sont aussi en dialogue intérieur voire en conflit intrapsychique.

La gestion quantique des relations
Ce cadre de référence, met en évidence que
La gestion comme l’explication linéaire et analytique des interactions relationnelles
ne peut pas rendre compte des phénomènes relationnels.
Les interactions de chaque facette  fonctionnent en parallèle et dans le même temps
ainsi les relations se gèrent selon une logique matricielle non linéaire
Cela rend facilement compte, par exemple, des lapsus et de toutes les dérives communicationnelles aussi bien dans un groupe professionnel que familial ou encore amical.
Explication des phénomènes
Comme les vitesses d’interaction sont instantanées et immédiates,
 Les interactions des facettes, du fait de leur nombre, sont imperceptibles. Les réactions qu’elles suscitent sont donc implicites et vécues avant même qu’elles soient identifiées de façon consciente. Elles sont là avant même la conscience chez les personnes non entrainées ou vivant les évènements selon la spontanéité des échanges.
Leur conscience et la découverte des effets viennent trop tard, après l’action.
Difficilement portée à la conscience sans une attention très spécifique, les interactions de toutes les facettes le sont seulement si les interlocuteurs connaissent leur existence et s’ils sont dans un état de pleine conscience et de vigilance.
Ainsi
l’efficience des interactions dans un groupe
dépend
de l’état vibratoire et des phénomènes de résonnance spécifique à la combinaison des différents ensemble des quatre facettes identitaires des interlocuteurs.

Conséquence possible
C’est la conception linéaire des relations
qui a pu faire naître le concept d’inconscient.
ce dernier prend forme pour tenter de penser les phénomènes difficilement compréhensibles par l’analyse causale linéaire des relations.
Il n’a été, semble-t-il, que l’expression du point aveugle de la connaissance des expressions relationnelles ? Ce point aveugle peut être levé par la connaissance de la gestion quantique et matricielle des 16 interactions possibles des facettes identitaires lorsque deux personnes sont en communication.

Conseils pratiques
Afin de tenter de simplifier le jeu des interactions des facettes identitaires, il convient impérativement 
dans une situation de communication
de clairement identifier la configuration identitaire de tous les interlocuteurs pour trouver le bon pas de danse״.
pour cela
la définition de la configuration adéquate consiste
à demander et à définir en début de tout échange,
la cohérence des objectifs de relation prioritaires de chacun pour la situation à vivre.
puis, au cours des échanges, il s’agit
de s’assurer de la permanence de cet unique objectif
ou de modifier les choix respectifs
 en fonction des évolutions de l’objectif prioritaire durant le déroulement des événements.
L’engagement d’un échange peut débuter en coopération et dériver peu à peu en défense des intérêts propres à chaque interlocuteur ; la communication passe ainsi dans une logique de quête de maximum d’intérêt ou, le cas échéant pour éviter un conflit, les protagonistes se retranchent dans une logique d’amitié ou de protection du plus faible.
La loi de situation vécue
En fonction de l’activité que des acteurs décident de réaliser ensemble, en fonction de la compétence qu’ils ont à utiliser les outils et les moyens adéquats et en fonction des conditions des règles réglementant la réalisation de l’activité, se dessine une loi de situation.
Cette loi implique la mise en œuvre d’une seule facette de l’identité des acteurs. Cependant, au cours de la réalisation des événements d’interactions entre les acteurs et les machines ou les outils, les autres facettes de l’identité peuvent être stimulées et ainsi elles peuvent perturber l’évolution linéaire causale des évènements prévus. Leur mise en œuvre vient transformer la loi de la situation par l’actualisation d’autres objectifs de relations qui deviennent prioritaires ou prépondérant.
La perception de la loi de situation en fonction des angles de vue
Le statut, le groupe d’appartenance, les cultures, le système de valeurs, les connaissances, le raisonnement et le potentiel d’action de chaque acteur définit une organisation identitaire des  acteurs. Cette organisation leur fait vivre les événements et percevoir les éléments de la situation de façon différente. Elle définit des angles de vue singuliers.
Si les objectifs de relation des participants sont en cohérence, les différences de point de vue enrichiront la réalisation du projet. Si les objectifs divergent jusqu’à faire que certains soient en production les autres en Max d’intérêt ou en échange d’être, la réalisation du projet se verra marqué par des carences d’efficience et d’excellence.


La pathologie de la dynamique de la communication 
on peut considérer qu’un échange qui se transforme en conflit relève d’une pathologie de la dynamique relationnelle.
cette pathologie trouve sa source
d’une part, dans la limite de la compétence de chacun à définir et maintenir un objectif de relation prioritaire
d’autre part, dans la carence de la compétence de chaque interlocuteur à gérer l’évolution de son objectif comme de celui des autres.

Compétences communicationnelles
Les compétences communicationnelles consistent à garder la juste distance entre
le traitement des informations échangées qui sont des objets de communication
et la réception des affects que ces informations transmettent ou provoquent
en impactant plus ou moins subrepticement les trois autres facettes présentes dans le commerce communicationnel.
Une information adressée dans le cadre d’un objectif de production peut être reçue par un interlocuteur comme une agression sous l’angle de l’échange d’être.
Dire à un collaborateur qu’il n’est important pour l’entreprise que sous l’angle de ses compétences, touche la logique communicationnelle de l’échange d’être dans laquelle un humain est une personne à prendre en compte dans sa globalité. Dans l’échange chacun doit renoncer à réagir selon cette rubrique pour rester dans la logique de coopération.





[1] Voir texte précédent : ‟objectifs de relation et principe d’incertitude״
[2] voir texte précédent : ‟nous sommes quatre ou l’excellence en humanité״
[3] La bataille de Gaugaméles montre comment Alexandre le grand ayant conçu une stratégie pour fracturer le front de l’armée  Perse 5 fois plus nombreuse, prend la décision, à un moment donné précis de la bataille, de pénétrer dans la brèche qu’il a créée. Il anéantit ainsi l’ennemi contre toute attente. L’analyse dans le temps réel de l’action par Alexandre, combattant avec ses soldats, lui fait prendre le dessus sur Darius III qui commande son armée depuis son char en retrait des combats.  

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